L'étendue du palpable,
L'étendue du palpable,

2018 (détail), verre, 205 x 2,7 cm glass, 80,7 x 1 inches Unique

Le bruit des mondes, 2018
Le bruit des mondes, 2018

tourne-disque, vinyle, casque, micro, raspberry-pi, carte SD, carte son, 42 x 35 x 9 cm

No Where Now Here, 2018
No Where Now Here, 2018

faïence émaillée, caches électrodes, câbles, transformateur 41,5 x 113,5 cm

X m3 d’air n°1, 2018
X m3 d’air n°1, 2018

marbre blanc, 26 x 40 x 25 cm

X m3 d’air n°2, 2018
X m3 d’air n°2, 2018

pierre, 21 x 37 x 32 cm

X m3 d’air n°3, 2018
X m3 d’air n°3, 2018

pierre, 28 x 22 x 21 cm

X m3 d’air n°4, 2018
X m3 d’air n°4, 2018

albâtre, 24 x 36 x 22 cm

Daydream, 2018
Daydream, 2018

tv LED, routeur wifi, raspberry-pi, moteur, hélice, capteur revp, caméra V2, NodeMCU, transmetteur vidéo, recepteur vidéo, 120 x 60 cm

Champs de force
Champs de force

2016, glass, concrete, variables dimensions, view from the exhibition "L'ensemble des circonstances", CNEAI, Chatou, France

Les Secondes devenant des millénaires, 2016, carrara marble, 9.5 x 9.5 x 1.6 inches

Terre Vierge
Terre Vierge

2017, plastic, salt, copper sulphate, zinc, 10,2 x 6,6 x 2,7 inches

Spirare
Spirare

2017, mirror, anti-fog treatment, 17,7 x 10,6 inches

Belle Haleine
Belle Haleine

2016, mirror, metal, anti-fog treatment, 13,3 x 6,6 x 5,9 inches

L'ordre des choses
L'ordre des choses

2016, concrete, iron concrete, 7,8 x 7,8 x 70,8 inches, 7,8 x 7,8 x 90,5 inches, 7,8 x 7,8 x 82,6 inches

Le minuit des mondes
Le minuit des mondes

2015, black crystal, anti-fog treatment, 17,3 x 11,8 x 1,9 inches

Tension de sol
Tension de sol

2015, green marble, polystyrene, blower, pipe, peat, 27,5 x 33,4 x 25,5 inches

Verre soufflé (detail)
Verre soufflé (detail)

2015, glass, 44,2 x 3,6 inches

Verre soufflé
Verre soufflé

2015, verre, socle en acier, 112,5 x 187 cm

L'espace d'un instant
L'espace d'un instant

2016, bronze, 4,9 x 4,7 x 4,3 inches

Dans la mesure du saisissable (tentative n°7) 2015, concrete, wax, metal, 12,5 x 18,1 x 3,1 inches

L'épaisseur de l'air (Chaque respiration est une oeuvre qui n'est inscrite nulle part), 2015, mirror, anti-fog treatment, 39,3 x 23,6 inches

L'épaisseur de l'air (Chaque respiration est une oeuvre qui n'est inscrite nulle part) (détail), 2015, miroir, traitement anti-buée, 100 x 60 cm

And If Nothing Had Ever Been...
And If Nothing Had Ever Been...

(detail), 2014, mirror, anti-fog treatment, Ø 15,7 inches

La chute des corps
La chute des corps

2015, glass, variable dimensions

Poids et mesures
Poids et mesures

2014, glass, Ø 2,3 x 13,7 inches

La fabrique des courants d'air
La fabrique des courants d'air

2014, fan, wires, sheaves, leads, variable dimensions

Et soudain le réel vacille
Et soudain le réel vacille

2013, Verre, eau, Ø 7 x 27 cm

L'oeuvre de toute une vie
L'oeuvre de toute une vie

2013, dust, marble, 39,3 x 20 inches

La somme des possibles
La somme des possibles

2013, mild steel, 9,8 x 9,8 inches

La somme des possibles
La somme des possibles

2013, acier doux, 25 x 25 cm

La part de l'infini
La part de l'infini

2010-2012, sandstone, variable dimensions

La part de l'infini
La part de l'infini

2010-2012, sandstone, variable dimensions

Le petit attracteur
Le petit attracteur

2012, concrete, plastic, mirror, dust, 19,6 x 19,6 x 6,2 inches

A l'aplomb des hauteurs
A l'aplomb des hauteurs

2012, thread, dust, 3,5 x 1,5 inches

Rémanence
Rémanence

2011, digital print on light box, 17,3 x 12,5 inches

44,96 m²
44,96 m²

2011, mirrors, variable dimensions (inside view)

Mobile de poussière
Mobile de poussière

2010, dust, strings, plexiglas, variable dimensions

Mobile de poussière
Mobile de poussière

2010, view from the exhibition at ARTISSIMA 2014, Lingotto Fiere, Turin, Italy

Alea jacta est
Alea jacta est

2010, sandstone, variable dimensions

Sans titre (souffle)
Sans titre (souffle)

2010, paper, graphite powder, 19,6 x 25,5 inches

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VIDEOS

 

La fabrique des courants d’air

2014, installation, ventilateurs, éléments de skateboard, corde, plomb, poulies, dimensions variables

(Production Eternal Network)

(vidéo documentaire de l'installation)

Comme la magie traverse insidieusement l’ensemble du travail de Jean-Baptiste Caron, il cède ici à montrer un trucage qui devient lui-même l’objet artistique : puisque les souffles engendrés par les ventilateurs ne parviennent pas à créer un vrai courant d’air, l’artiste utilise le mécanisme qui les fait pivoter pour simuler le battement des fenêtres. Ventilateurs, vantaux, fils, plombs, roues de skateboard, tout se met en action et déploie la chorégraphie d’un mécanisme empirique qui entend rivaliser avec le vent « réel » venant de l’extérieur. C’est toute une mise en scène poético-absurde du vide qui, malgré les grosses ficelles, nous laisse contemplatifs. Éric Foucault

Les œuvres de Jean-Baptiste Caron nous offrent souvent un sentiment ambivalent. A chaque fois de légères perturbations alimentent notre imaginaire. On se retrouve – sans même s’en rendre compte – à évoluer dans un univers suspendu. Les déclencheurs de ce basculement proviennent de jeux avec la gravité, l’immatérialité, l’optique… Basculement alors qu’il semble délicat de se frayer un chemin. Des boules de béton sont ainsi coincées dans les alvéoles de sphères pourtant si transparentes ; nous expirons un peu de nous sans être happés par les miroirs ; la matière a été creusée sans avoir été transpercée… Si l’idée de passage est bien présente il s’agit plus ici d’évoquer des circulations. Alors que nous butons sur les accès envisagés, notre regard et notre esprit bifurquent pour parcourir les mouvements interceptés par diverses matières. En captant ces différents mouvements1 (suspendu, dévié, sous-entendu, imprimé, figé, etc.) l’artiste nous donne à voir différents états qu’il s’agisse de transformation, de gravité, d’équilibre / déséquilibre, de presque rien. En captant ces différents mouvements: suspendu, dévié, sous-entendu, imprimé, figé, etc. Il nous donne à voir le Temps. Nous nous retrouvons à faire l’expérience du temps qui est, qui passe ou qui est passé. Certaines oeuvres ne donnent aucun indice sur la faisabilité de leur condition puis à l’inverse chez d’autres on peut, par esprit de déduction, visualiser les gestes qui ont été nécessaires à la production de la forme. Ce temps propice à la réalisation de l’oeuvre est ici stoppé puis figé au point d’en imprégner l’oeuvre. Parfois il nous est aussi donné à voir le temps qui s’étire. Il est ainsi décortiqué dans ces moindres détails. C’est ainsi que des secondes deviennent des millénaires, qu’une sphère ne prend jamais son envol, que des matières se liquéfient, se ramollissent sans pour autant passer au stade suivant. Un carottage du temps se déploie sous nos yeux. Nous avons également le temps suspendu à la limite du vacillant, nous faisant appréhender le moindre claquement de doigt pouvant tout ramener dans le cours du temps. Si tel était le cas des chutes seraient à envisager. Alors que Sisyphe s’est vu condamné à faire rouler éternellement un rocher sur une colline qui – avant d’en atteindre le sommet – en redescend à chaque fois, Jean-Baptiste Caron suspend un instant cette boucle infernale. Nous laissant ainsi dans la crainte d’une chute ou d’un envol pouvant arriver à chaque moment. D’autre fois, l’artiste nous accorde brièvement la possibilité de voir l’œuvre dans son entièreté. Le temps nous file entre les doigts. Aucune possibilité nous est offerte pour le figer. L’oeuvre nous est révélée dans un souffle aussi éphémère qu’impalpable. Plus récemment nous découvrons le temps décalé. Nous pouvons re-voir ou ré-entendre ce qui a eu lieu ici même, là où nous nous trouvons. Il nous est également signifié que notre présence n’est pas sans conséquence dans l’ordre des choses. Plus Jean-Baptiste Caron nous donne à voir plus les règles de la logique semblent s’effacer nous laissant croire à la seule action de la magie. Effacement pour mieux (dé)voiler ce qui est donné à voir. L’artiste agit moins dans un geste démiurgique que dans un acte révélateur. Il se trouve finalement être un passeur offrant la possibilité au regardeur de devenir actif. Passeur révélateur non sans une pointe d’humour car il vient jouer avec le Temps. Il le perturbe, nous perturbe au point que l’on se demande ce qui est illusion et ce qui ne l’est pas.

Leïla Simon.

Mécanique du vivant

2012, béton, polystyrène, pvc, vidéo

(vidéo associée à l'oeuvre)

 

Le volume sphérique de Mécanique du vivant n’a pas le comportement auquel on s’attend. Au lieu de rouler en ligne droite, il prend une trajectoire inattendue qui finit en spirale. La spirale, l’une des formes les plus répandues dans la nature, symbolise aussi pour l’artiste la conquête de son propre centre de gravité. Où se trouve le point d’équilibre, le centre d’inertie ? La courbe obtenue, proche d’une spirale de Fibonacci, dite aussi spirale d’or, est virtuellement sans limite. Nathalie Desmet

Spectre

2018, vidéo, 15 mn


L’étendue d’un spectre lumineux capturé dans une salle d’exposition vide est rejouée en vidéo. Les variations de couleurs et les alternances de blanc présenté au travers de ce dispositif évoquent des phénomènes invisibles à l’oeil nu. Théo-Mario Coppola

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Il est plus facile de faire tomber une pierre que de la lancer en l’air

2007, vidéo 3’12

Cette œuvre est une des premières vidéos que Jean-Baptiste a réalisé au début de ses études d’arts plastiques. On peut y déceler les prémisses de certaines problématiques qui sont en jeux dans son travail et qu’il s’est appliqué à développer depuis.

La gravité, fait partie intégrante des thèmes inhérents au travail de Jean-Baptiste Caron, la question de la chute comme celle de l'ascension. Il aime jouer avec nos perceptions, remettre en cause notre rapport aux sens. Il sème le trouble aux seins de nos certitudes, bouleverse nos repères spatio- temporel. Au travers de cette œuvre, il est question de nous libérer de notre ordinaire, de nous libérer de cette force qui s'exerce sur nous en permanence et conditionne nos vies, jusqu’à la construction du réel, sa remise en cause, son absence.