Exposition collective
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Vue d'exposition

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Vue d'exposition

Nicolas Momein
Nicolas Momein

Objet sec, 2014, bois, tissu éponge, 30 x 30 x 10 cm

Nicolas Momein
Nicolas Momein

Cold curtain, 2016, bois, résine polyuréthane, crin animal, 140 x 205 cm

Nicolas Momein
Nicolas Momein

Mobile et coulissant en janvier rose 2016, plastique, acier, bulgomme, marbre, dimensions variables

Juliette Goiffon & Charles Beauté
Juliette Goiffon & Charles Beauté

Does anybody know?, 2017, vidéo HD, en boucle, 18 min

Juliette Goiffon & Charles Beauté
Juliette Goiffon & Charles Beauté

Face mask #1, 2016, gravure sur plexiglass, 46 x 46 cm

Exposition collective
Exposition collective

Vue d'exposition

Jennifer M. Reiland
Jennifer M. Reiland

Bullfight TV #1, 2015, aquarelle et encre sur papier, 18 x 25 cm

Jennifer May Reiland
Jennifer May Reiland

Self-portrait Watching Bullfight Videos on Sunday Night, 2017, aquarelle et encre sur papier, 18 x 25 cm

Raphaël Moreira-Gonçalves
Raphaël Moreira-Gonçalves

Wave and shell, 2017, plexiglass, ficelle, peinture, métal, écrans, gifs animés, dimensions variables

Alain Garcia Vergara
Alain Garcia Vergara

Paradise Loop, 2017, vidéo HD couleur, stéréo, 9'26"

Pierre Guilhem
Pierre Guilhem

L’Élan n.4, 2017, aquarelle sur papier, 110 x 87 cm, réalisé avec Pierre Charrié

Rachel Maclean
Rachel Maclean

Feed Me, 2015, Vidéo HD, 60 min

Nils Alix-Tabeling
Nils Alix-Tabeling

Sleeping doormans: petrified lovers, 2017, papier mâché, dents moulées en plâtre, chaînes, colliers, clés, crochet en métal, gousse d’ail, dimensions variables

1/1

#47

Nils Alix-Tabeling, Alain Garcia Vergara, 
Juliette Goiffon & Charles Beauté, 
Rachel Maclean, Nicolas Momein, 
Raphaël Moreira Gonçalves, 
Jennifer May Reiland, Pierre-Guilhem

SUNDAY SCARIES

Exposition collective

Texte du Syndicat Magnifique

09/11/2017 - 22/12/2017​

Après une longue semaine de travail suivie d'un samedi soir-exutoire, le dimanche devient le temps ritualisé d’une molle remise en question existentielle. Traîner toute la journée au lit, regretter ses décisions passées, penser avec frayeur à un avenir peu sûr depuis un présent précaire. Les Sunday scaries désignent, dans le registre familier, cet état émotionnel passager et troublant lié à un éloignement momentané - mental et/ou physique - de la routine quotidienne pendant le week-end. L’anxiété et l’appréhension causées par la réintroduction au monde et à ses exigences - productivité, responsabilité politique, sociale et affective - traversent les oeuvres réunies dans l’exposition. 


Rester enfermé.e chez soi, se dédier dans la torpeur à des activités solitaires amène un singulier contentement de l’ordre de l’apitoiement nombriliste. Cette douceur paradoxale est néanmoins compromise, tant par la conscience de la fin imminente de cet exil volontaire que par le sentiment de culpabilité de déroger à l’injonction de bien-être et d’accomplissement de soi qui se faufilent dans le cocon domestique. Dans une société qui encense l’agir et la sociabilité, le repli passif sur soi oscille entre malaise et jouissance.

 
L'envie de rester à distance du monde encore quelques heures est minée par la tentation habitudinaire de se jeter sur son téléphone ou son ordinateur, interfaces par lesquelles les réalités extérieures assiègent l’espace privé. Devant de récents développements politiques, liés à l'ascension déjà ancienne de mouvements conservateurs et isolationnistes, le risque (la tentation ?) de rester hébété.es est grand. 
C'est ce sentiment paralysant d’incertitude, d’illégitimité, cette effrayante mélancolie que Sunday Scaries souhaite évoquer.

 

DOSSIER DE PRESSE