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#38,2

 Jean-Philippe Basello, Série technique n°1, capture d’écran, 2011, vidéo numérique, 54 sec.


DIMANCHE 22 MAI 2016
Ouverture exceptionnelle de la galerie avec des performances et visites guidées de l’exposition “PAPEROLLES”


Programme : 

10h30 : cours d'Art mArtial par Jean-Philippe Basello dans l’amphithéâtre du Parc de Belleville (participation gratuite, réservation obligatoire : reservation@2248m2.com)
12h-15h : présence de Camille Paulhan, commissaire de l'exposition. Visites guidées.
15h -19h : performances chantées de Vincent Labaume à la galerie (adaptations triames de la pop musique internationale).

Lancement du catalogue de l'exposition.
Un petit goûter sera également prévu à la galerie pour vous accueillir.

(Ce même jour la plupart des lieux d'art du Grand Belleville seront également ouverts aux mêmes horaires. Voir la liste)
10h30 cours d'Art mArtial par Jean-Philippe Basello dans l’amphithéâtre du Parc de Belleville (participation gratuite, réservation obligatoire : reservation@2248m2.com)

L'Art mArtial tire son enseignement de l'histoire de l'art. Il s'inspire d'œuvres d'art pour créer ses techniques de combat. Chaque œuvre d'art est transmutable en technique de combat. L'Art mArtial est une pratique esthétique et sportive. L'actuel président de la fédération d'Art mArtial est Jean-Philippe Basello. Des séries d'œuvres créent des séries techniques de combat. Une multitude de séries techniques sont possibles. La fédération n’a pas de salle fixe, elle dispense ses cours lorsqu’elle est invitée dans un lieu. Souvent ce sont les centres d’art ou musées qui l’invitent.
La fédération souhaite la libre création de séries techniques et forme des élèves et des professeurs.
Il y a 5 grades représentés par 5 blasons de couleurs différentes : blanc, jaune, rouge, bleu, noir.
Durant les cours, les élèves apprennent les séries techniques, rencontrent des artistes, s’entraînent en combat imaginaire ou réel, créent des techniques, etc. 
15h -19h performances chantées de Vincent Labaume à la galerie (adaptations triames de la pop musique internationale).

Vincent Labaume chante Ucêdr a Xinepoo.
Ucêdr a Xinepoo, né en 1979, est l’auteur immortel d’Etecheh’, Les Flammes, considéré comme le poème initiateur des Primitifs de l’Autonomie, mouvement qui amorça la libération du Dzê Triama — le Monde Triem de la dictature des Milliardaires Modistes. Le dernier Modiste régnant, Zanh o Van, rendit un hommage inoubliable aux premiers vers du poème de Xinepoo en les gravant au canif et à l’envers sur son propre corps, avant de s’enrouler nu dans le drapeau blanc de la reddition. Loin d’être réductible à ce fait d’armes poétique désormais classifié historique, l’œuvre du barde Xinepoo ne dément pourtant pas son départ flamboyant, en s’autonomisant systématiquement de toutes ses autonomies antérieures. Loué pour son don hymnique, il chante la sueur, la crasse, le dégoût ; salué pour sa noirceur impénétrable, il prodigue des farces mondaines piquantes ; il ne chante jamais le même refrain dans ses chansons devenues populaires, perdant le public dans des monologues où s’enchevêtrent toutes les voix mortes du passé ; il donne aussi des leçons de mise et maintien dans des proses sèches de technicien… Admiré pour son originalité, il enregistre aujourd’hui à la chaine des reprises de vieux succès qu’il traduit et entonne en triem dans des costumes folkloriques du Plo’o’teh, cette jeune région autonome si festive.
A l’occasion de l’édition commémorative du timbre du Dzê Triama — le Monde Triem (1978-1981), et de l’exposition de ses cartes généographiques[1] dans l’exposition « Paperolles » à la Galerie 22,48 m2, Vincent Labaume interprétera sous la dictée médiumnique du barde Ucêdr a Xinepoo les toutes premières adaptations triames d’incunables de la pop musique internationale.

[1] Une carte « généographique » associe le tracé cartographique à l’acte génétique de création pure.