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18,1

Dans le cadre de l'exposition ENGRAMMES avec Pierre Derrien, Alessandro Di Pietro, Ji-Youn Lee, Sergio Verastegui
(14/09/2012-27/10/2012)
Commissaire: Simone Frangi

Samedi 29 Septembre 2012, 15h30 - 17h30, à 22,48 m²
TABLE RONDE “Engrammes. Pour une exposition parlée”
 
Conversations informelles coordonnées par :

Manola Antonioli (Ecole Nationale Supérieure d’Art de Dijon),
Simone Frangi (Viafarini DOCVA, Milan),
Alessandro Vicari (Ecole Supérieure d’Art et de Design de Valenciennes)
avec
Léa Barbier, designer
Flora Katz, commissaire
Mikaela Assolent, commissaire A cette occasion le catalogue ENGRAMMES sera présenté

Programme :
15.30 - 16.30: “Mémoire matérielle et stratégies de récupération”
16.30 - 17:30: “Art contextuel : espaces pratiques, actes de présence et participation”





En neurophysiologie, l'engramme est la trace biologique de la mémoire dans le cerveau. Les corps, les choses, les espaces auraient au même titre que le cerveau une mémoire qui se matérialise  de façon discrète, interstitielle et non langagière. À partir de cette notion physiologique, l’exposition Engrammes s’interroge sur la question de la biographie de la matière organique et inorganique, en essayant de l’articuler plastiquement.
En adoptant comme principe de production la re-élaboration d’éléments de récupération, le projet veut prendre en compte la fluidité de la mémoire matérielle et son évolution rapide vers le témoignage. Engrammes reconstruit - de manière fragmentaire et non anecdotique - la vie de certains lieux à travers l’activation du potentiel narratif de ses « déchets ». Il sera question de l’autorité de la matière et de sa surcharge biographique : les objets que les artistes manipulent sont imprégnés de traces mnésiques qui ne peuvent pas être ignorées et qui attendent d’être ranimées.
Grâce à la mise en place de dynamiques d’osmose et de transfert de matière entre le dedans de la galerie et le dehors de l’espace urbain, Engrammes mobilise une série de questions théoriques autour de l’impossibilité d’avoir une pratique artistique neutre et impassible. L’exposition aborde la question de la trace selon différentes approches : la sédimentation, la présence éphémère, le fragment.
Ainsi Engrammes se veut être une stratégie d’ « enregistrement » d’informations, un médium temporel, non idéalisé et matériel, pour l’exploitation de la logique in situ, en s’insérant discrètement dans le contexte social de la ville par le biais d’une analyse de ce qu’elle choisit d’abandonner.

Simone Frangi