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#34,2

Cécile Beau, Particules #6, 2015, (détail), Pierre, sablier, bois, dimensions variables, courtesy 22,48 m².
En collaboration avec le laboratoire GEOPS, Paris


28/08/2015 - 30/08/2015
ART-O-RAMA, Marseille
Salon international d’art contemporain
Cécile Beau, solo show

Nous les avons regardé parfois passer dans le ciel nocturne, fugaces lignes de lumière. Nous avons aussi bien souvent posé nos pieds sur elles sans y prêter attention. Nous avons quelques fois joué avec, quand enfants nous nous ennuyions. Mais proches ou lointaines, elles n'ont de cesse de nous échapper, dans leur être intemporel.
À travers différentes pièces, Cécile Beau tente de nous plonger dans l'observation d'un monde minéral. Matière des origines présente dans tout l'univers, les roches évoquent dans leurs proximités et leurs étrangetés, différents milieux, composants et temporalités.
Convoqués alors sous différents aspects, ce sont des cartographies de planètes lointaines (Empreinte, 2012), de simples pierres entaillées accrochées au mur en une constellation et la poudre prélevée qui s'écoule dans des sabliers aux durées disparates (Particules, 2015), des lichens aux croissances lentes s’incrustant dans la roche (Thalle, 2014), et un zig-zag de néons, éclair à la lumière fugace et vacillante figurant une temporalité éphémère (Zibens, 2011).
D'une beauté austère, ces pierres forment ainsi des sortes de paysages réduits, arides et flottants comme de possibles astres modélisés. Microcosme ou macrocosme, sols terriens ou plus lointains sont représentés à des échelles indistinctes où une énergie électrique scanne et corrèle ces divers éléments…
Cécile Beau trame ici une excursion dans le temps à travers une dissection poétisée. Une notion de durée à l'échelle des minéraux - qui ont précédés et succèderont à la vie selon la formule de Roger Caillois.



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